Les spectacles > Je ne sais pas si la mer...

La presse

Musique et poésie entre deux rives
De véritables moments de grâce, on en sort transporté

"... Illustrant 22 poèmes d'auteurs contemporains, européens, africains ou orientaux, la musique crée l'atmosphère, ponctue les phrases, accompagne les variations des voix. Le décor inspire le rêve et invite au voyage (...)
Des misères quotidiennes d'un super héros retraité, aux bombardements de la guerre, les poèmes différents, parfois graves, touchent plus directement l'un ou l'autre des spectateurs selon sa sensibilité.
Après une seconde partie enjouée et un final féerique, le public peine à émerger de cette odyssée musicale pour quitter la salle."

MIDI LIBRE Clermont l'Hérault - 22/03/2007


Envoûtante "Mer" de la Compagnie Bismut

"... une sorte d'envoûtement où les textes récités, comme des mélopées, participent à un environnement musical prenant. Saz, oud et tar - tous des instruments orientaux - s'insèrent harmonieusement aux guitares, saxos, flûtes, contrebasse et percussions pour constituer une forme libérée de jazz, teinté de rock ou de musique traditionnelle aussi bien qu'électroacoustique. Les sonorités de Billy Cobham se mêlent à des accents exotiques du meilleur effet. ..."

Christiane Vincent - MIDI LIBRE Narbonne - 28/02/2007


Le spectacle

Note de mise en scène
Les textes
L'équipe

Extraits musicaux

Tel un bateau ivre sur le flux et le reflux de la vie
Michel Bismut livre un spectacle déroutant mais détonnant, fort d'une orchestration magistrale

"Mettre en musique des poèmes de toute la frange méditerranéenne. Résumé comme ça, Je ne sais pas si la mer... prend des allures trompeuses. La création de Michel Bismut et sa compagnie se révèle en effet autrement plus complexe qu'une simple succession de textes orchestrés. Surréaliste, déroutante, voire troublante, elle entraîne le spectateur dans un voyage pas aussi tranquille que prévu.

Car si l'on associe volontiers la méditerranée au soleil et à la fête, sa culture foisonnante n'occulte pas les plus sombres facettes d'une réalité pas toujours paisible.
 
En portant sur scène des poèmes israéliens, palestiniens ou encore iraniens, Michel Bismut confère ainsi à Je ne sais pas si la mer... un ton résolument engagé. Enragé même, contre la folie des hommes et les carnages de la guerre.
 Plutôt que de la jouer "peace and love", le spectacle choisit en effet d'appuyer là où ça fait mal. Avec des textes forts à faire froid dans le dos, et un accompagnement musical démultipliant l'impact des propos. Et en la matière, le "Bismut band" fait des ravages. Mêlant percussions, saxo, contrebasse, guitares et chant, ses compositions originales enrobent avec talent l'interprétation des deux comédiennes et deviennent l'élément clé de la mise en scène.

(...) Mais tout n'est pas noir pour autant et c'est ce qui fait de Je ne sais pas si la mer... une oeuvre définitivement inclassable.

Virtuoses, Bismut et sa troupe passent sans sourciller du thème le plus grave au foutoir festif  le plus total, digne des grands moments d'un Kusturica. Ca chante, ça danse, ça pulse : une invitation à la vie, à y croire. Malgré tout."

L.O. - L'INDEPENDANT Narbonne