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Biographie détaillée
Né
en Tunisie, Michel Bismut s'installe en France avec ses parents
à l'âge de cinq ans. Adolescent, il tient la basse dans la
formation jazz de son frère, alors guitariste. Il décide
de se lancer dans la musique en 1980. Très vite il joue avec les
jazzmen du sud de la France.
Des rencontres déterminantes
Jusqu'alors autodidacte, il s'inscrit en 1984 au Conservatoire
d'Avignon. La rencontre avec Joseph Fabre, son professeur de
contrebasse sera la première d'une série de rencontres
déterminantes dans son parcours de musicien. Outre une bonne
technique musicale, ce professeur lui transmet méthode et
rigueur. Par la suite, des musiciens aussi différents que Barre
Phillips, Dave Liebman, Richie Beirach ou Guy Laffite lui transmettront
leur manière d’appréhender la musique et le public,
basée sur le respect, l’écoute et la
simplicité. En 1986, il fonde le Trio Paillard, Bismut, Roucan.
Un album sort en 1991 (Socco). Ils seront rejoints par la
chanteuse Magali Pietri et l'accordéoniste Richard Galliano pour
la création American Movie en 1993.

Une identité musicale forte : la Méditerranée
La rencontre
déterminante de son parcours sera celle du saxophoniste
madrilène Jorge Pardo en 1989. Il l'invite par la suite, aux
côtés du joueur de oud (luth) Nabil Khalidi et fonde
L'Oriental Trio. Cette aventure permet à Michel Bismut de
trouver sa famille musicale : les musiques
méditerranéennes. Celle-ci vient sans doute trouver
écho dans ses origines. Il dit lui-même s'y sentir comme
en sa maison alors qu'il n'était qu'invité dans le jazz.
Son écriture, claire et mélodique, s'épanouit dans
ce registre.
Au début des années
1990, il décide de monter un projet plus ambitieux autour des
musiques méditerranéennes et d’intégrer un
percussionniste à l’Oriental Trio. Il a la chance de
croiser le joueur de percussions iraniennes Keyvan Chemirani.
L’alchimie se crée immédiatement. Ur est né.
Le succès est tout de suite au rendez-vous. Après
quelques concerts devant un public conquis, un CD est enregistré
en 1995. Considéré
aujourd’hui comme une référence en matière
de musique méditerranéenne, il continue à se
vendre dix ans après sa sortie.
De la diversification des répertoires...
En 2000,
Michel Bismut rassemble 8 musiciens avec lesquels il a de fortes
affinités, pour créer Porte Bonheur. La musique est
toujours méditerranéenne. Mais la présence de la
voix, des percussions, de la batterie et de la guitare
électrique lui donne une coloration festive, voire rock !
L’accueil du public et des médias est enthousiaste. Un CD
est enregistré en 2001. Une orchestration réduite de ce
répertoire, Caliente, met en scène un quartet
réduit au chant, à la guitare, aux percussions et
à la contrebasse.
Parallèlement, Michel Bismut développe Contrebasse au
creux de l'oreille, un répertoire de contrebasse seule,
très original. Une attention particulière est
portée sur la mise en situation des auditeurs afin de les rendre
pleinement réceptifs à la musique : ambiance olfactive,
chaises longues, pénombre ou étoiles d'un planétarium… Ce répertoire s'enrichit en 2005 de
l'apport des tableaux sonores mixés en direct par Arnaud
Bertrand, manipulateur de sons. Un album éponyme sortira la même année.
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... à la naissance d'une compagnie musicale
L'envie de partager, d'échanger, l'amène, en 2000, à initier la Compagnie Bismut.
Le terme de Compagnie traduit une autre réalité que la
simple diffusion de concerts. Les buts affichés sont de
plusieurs ordres : favoriser les créations personnelles de
chaque membre de la Compagnie dans une esthétique et un
état d'esprit communs ; créer et diffuser des
répertoires de qualité, multiplier les rencontres - avec
le public, avec d’autres artistes …
Michel Bismut compose en
2002 un répertoire pour les membres de la Compagnie :
Hédiyé (le cadeau, en turc). Les musiques occidentales
(blues, jazz, musique classique) y rencontrent l'Orient et la
Méditerranée (Musique ottomane, arabo-andalouse,
moyen-orientale).
Le titre exprime à la fois la volonté d’offrir la
musique et le bonheur qu'ont les musiciens à travailler
ensemble.

Le dialogue avec d'autres disciplines artistiques
En 2004 et 2005, il crée
des opportunités pour croiser son art avec ceux du cirque
et du théâtre.
Double jeu est un dialogue avec le jongleur
Martin Schwietzke, Mots et musiques du désert , une lecture
mise en musique en compagnie de la comédienne Delphine
Mélèse et du percussionniste Demba Coulibaly. Ces deux
spectacles, créés par la Compagnie Bismut, affirment
clairement une volonté de transversalité artistique.
Cette volonté se retrouve également dans la
création 2007 Je ne sais pas si la mer… un ambitieux
spectacle mêlant poésie, musique, mise en scène.
La même année il répond à la demande du festival de poésie de Lodève et crée aux côtés du danseur et chorégraphe Yann
Lheureux, de la comédienne Olivia Nicosia, du percussionniste François
Ceccaldi et du manipulateur de sons Arnaud Bertrand Ensemble avec Goystisolo, un spectacle poétique et chorégraphique hommage au poète disparu.
Il participe également au projet collectif System Kafa, accompagné des
musiciens de la compagnie. Ce groupe joue une musique actuelle et festive, à la
croisée de l’électro, de la pop et des musiques
méditerranéennes. Il offre la part belle aux chanteurs.
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