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Michel Bismut - Ur
1996  -  Al Sur 180/Next Music

Michel Bismut - contrebasse ; Jorge Pardo - saxophones ; Keyvan Chemirani - percussions ; Nabil Khalidi - luth

"Depuis la fondation de l'Oriental Trio en 1989 avec le luthiste marocain Nabil Khalidi et le saxophoniste espagnol Jorge Pardo, le contrebassiste Michel Bismut a renoué avec ses racines tunisiennes. Ur (du nom de l'ancienne capitale de la Mésopotamie), oeuvre du trio élargi à l'Iranien Keyvan Chémirani (zarb, daf, gatam), entre jasmin et thé à la menthe, raki et anisette, est une dérive onirique toute de réminiscences musicales dans laquelle s'assume une certaine idée de la plénitude méditerranéenne.
Soit un disque à la fois très simple dans sa volupté et très savant dans sa construction, tant le dialogue des instruments assume avec malice les chassés-croisés de la tradition et du contemporain."
Franck Tenaille (Le Monde de la Musique)


"Contrebassiste d'origine tunisienne établi à Montpellier, Bismut revient dans ce second album à son nom, à ses racines, avec une sérénité claire. Originales pour la plupart, les compositions se désaltèrent aux différentes sources du pourtour méditerranéen, de l'Afrique aux rives orientales, en passant par l'Europe de l'Est.
Un tango s'évade vers un air yougoslave (Tanjevo), tandis que Bismut fait chanter sa contrebasse sur un thème populaire turc (Anakha) ou marie le chant de son archet aux résonances de terre de la gatam (Arga).


Extrait musicaux :

L'hypnotique pulsation gnawa (du Maroc) se métamorphose en flamme hispanique (Ajorpa). Keyvan Chemirani ouvre le spectre sonore du zarb à ces larges horizons. Chez Jorge Pardo (saxophoniste attitré de Paco de Lucia depuis de nombreuses années), tantôt le souffle est pur comme un ciel bleu, tantôt vibre en lui l'indomptable passion du flamenco. Avec, chaque fois une grande densité dans le propos. L'oud (luth oriental) du musicien marocain Nabil Khalidi fait éclore de subtiles mélodies.
Au total, une musique profondément universelle, nullement aguicheuse, mais d'une délicate poésie."

C.Fara (Jazzman)