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Max Grèze - Chant, saz, tar, percussions...
Au départ, rien ne
semblait prédestiner Max Grèze à devenir un
musicien du répertoire proche-oriental. Né dans le sud de
la France, il commence la danse contemporaine à 17 ans. Plus
tard, il s'installe à Paris et travaille dans différentes
compagnies. Parallèlement, il suit les cours de l'Ecole du
Cirque. Il y rencontre Ismaël Smouni, qui enseigne une forme de
travail corporel proche du yoga, mais aussi et surtout, la musique
iranienne.
Il débute auprès de ce professeur un apprentissage de la
musique orientale via le santur iranien (sorte de cymbalum).
Ismaël Smouni lui fait aussi découvrir la mystique soufie,
pour qui la musique revêt une place centrale. Max Grèze
l'accompagnera lors de plusieurs séjours au Maroc, dans la
communauté de musiciens Aissoua.
L'écoute d'enregistrements des bardes turcs Achik Veysel et Nur
Ali Elahi est pour Max Grèze une révélation. Il
est profondément bouleversé par cette musique,
frappé par sa beauté. Il s'intéresse donc à
la tradition des Achiks (ou Achoughs), poètes musiciens, jouant
du saz (luth à long manche) et chantant mieux que quiconque la
passion amoureuse, l'extase mystique, la nostalgie et la
révolte... Paris accueille un des maîtres du saz, Talip
Özkan. En 1991, Max Grèze le contacte et lui demande de
l'enseigner. Débute alors une nouvelle période
d'apprentissage musical, bien différente de la première.
Loin de la tradition orale à laquelle il était
habitué, Talip Özkan lui transmet un enseignement
très académique. Max Grèze apprend donc le
solfège et les bases de la théorie musicale,
parallèlement au turc. En effet, il tient à comprendre la
langue qu'il chante et saisir toute la beauté des poèmes
achiks.
En 1995, désireux d'approfondir sa pratique musicale, il part en
Turquie. Son séjour se prolongera jusqu'en 2000. Résidant
d'abord à Istanbul puis à Ankara et dans
différentes régions de pays, il fait la connaissance de
nombreux musiciens. Il fréquente les cafés
dédiés à la poésie et à la musique.
Ces quatre années seront pour lui l'occasion de
s'imprégner de la culture turque, de l'atmosphère du pays
et de sa langue. Il est aux sources de la culture achik. Jean During et
Jérôme Clerc l'introduisent dans les milieux
alévis. Pour cette minorité religieuse, la musique fait
partie intégrante des rites et du quotidien. Il joue beaucoup
avec eux et retrouve l'essence de ce qu'il a vécu au Maroc.
De retour en France début 2000, il rencontre Michel Bismut.
Très rapidement des affinités se créent entre eux.
Ils jouent, composent et improvisent régulièrement
ensemble. L'état d'esprit ouvert et enthousiaste de Max
Grèze, la qualité de sa musique, incitent Michel Bismut
à lui proposer de rejoindre sa Compagnie. Il y développe
un répertoire personnel et collabore régulièrement
aux répertoires de la Compagnie Bismut.
Max Grèze forme avec François Ceccaldi - autre musicien de la Compagnie - le duo Tabriz
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